La courte sortie du jour vient d’avoir lieu, nous sommes allés à la pharmacie à pied, en passant par le parc. Il ne fait pas froid, mais un vent désagréable souffle du sud et cela n’incite pas à prolonger les promenades. Mais qu’importe puisque l’on a quand même marché.
La pharmacie, c’est quand même un luxe dans le bourg quand on voit que tout ferme : l’épicerie est pour le moment fermée, sans gérant, la boulangerie du bourg va fermer dans le courant de l’année et notre « charmante » buraliste – oui, elle a fait de moi son ennemi personnel alors que Michel a droit à la bise – va prendre sa retraite. Donc il reste la pharmacie, avec une équipe sympathique qui connaît bien sa clientèle et sur laquelle on peut compter. La mairie ne sert plus à grand-chose : on y récupère les sacs jaunes pour le tri sélectif. Certes, il y a le nouveau lotissement, mais si on veut des enfants dans les écoles, il conviendrait aussi de prévoir des logements locatifs. Mais, honnêtement, les élus veulent-ils encore entendre les enfants brailler dans la cour de récré ? Deux écoles qui perdent chacune des élèves, des classes, un bourg où ne résideront bientôt que les vieux comme nous. Et tout ça alors que l’on a besoin de main d’œuvre : un grand panneau à l’entrée du bourg signale que la menuiserie Perrault recrute. Cela ne vous dit peut-être pas grand-chose mais c’est l’entreprise qui a été choisie pour refaire la charpente de Notre Dame, le chantier d’une vie pour tous les artisans qui ont travaillé sur le monument le plus visité de France. Nous avons vu la charpente assemblée sous un immense chapiteau, c’était un spectacle extraordinaire.
Vous pourrez faire les curieux et regarder leur site : ils sont partout où on a besoin de personnes qualifiées, spécialisées dans la restauration de patrimoine ancien.
Ainsi va la vie dans notre petit bourg où l’on pourrait imaginer tant de choses si une équipe solide et impliquée s’intéressait vraiment à la vie des habitants. Nous avons aussi le Musée des Métiers, qui est un lieu remarquable consacré aux métiers d’autrefois :
Pour l’anecdote, une jardinière en béton avait été posée par les employés municipaux devant la porte d’entrée, empêchant celle-ci de s’ouvrir en grand et rendant inaccessible le lieu aux personnes en fauteuil roulant. Manque de jugeotte ? De même, les plots délimitant les passages protégés avaient été placés devant certaines portes de garage, empêchant les riverains de sortir ou rentrer leurs voitures. « On nous a dit de poser ça là, nous on pose ! ». Cela rejoint la jardinière installée pour embêter les infirmières. On en rit après-coup, mais c’est plutôt dramatique de voir que personne n’étudie vraiment les impacts d’aménagements faits en dépit du bon sens et le manque de communication. Nous pourrions avoir un village fleuri, ce fut le cas à une époque. Le centre-bourg a été refait sans intégrer cet aspect : c’est minéral, et sans âme.
Mais sinon, on vit bien chez nous. Tant que la pharmacie résiste, cela me va, je dois être désormais un client VIP avec le traitement post-greffe.
Sinon, pour en revenir avec la thématique du blog, j’ai reçu ce matin une rafale de notifications par mail : le labo du CHU m’informait que mes résultats étaient consultables en ligne. Certes, mais les plus importants sont « transmis au médecin qui informera le patient ». Ce n’est pas bien grave : quand c’est urgent, le CHU me rappelle et sinon, cela signifie que je peux attendre la prochaine visite. Vous voulez un scoop ? Le poisson surgelé et sa sauce au citron, avec les épinards surgelés, agrémentés de crème fraîche (UHT uniquement), c’est drôlement meilleur que le poisson tout sec de l’hôpital avec ses épinards baignant dans l’eau !
Voici quelques chansons célébrant la vie à la campagne :













