La vie après la greffe, 6 août 2026

Vendredi 31 juillet

Très bien, juillet se termine. On verra ce qu’août nous réserve : canicule ? Incendies ? Conflits dans le golfe persique ? Bien malin qui pourra le dire.

J’ai commencé la journée de bonne heure, avec arrosage et un peu de désherbage. Puis j’ai fait un peu de ménage, silencieux. J’ai enchaîné avec quelques leçons de grec avant de m’attaquer au nettoyage du barbecue. Un petit temps de repos a permis de recharger les batteries avant de préparer le repas. J’ai vu que Doc Charlotte avait déjà rédigé le compte rendu de la visite d’hier, et qu’elle l’a bien intégré à « Mon espace santé ». Je suis satisfait du sérieux de cette dermatologue qui va assurer mon suivi. Le prochain rendez-vous est fixé au 28 janvier, sauf si la lésion traitée hier donne des signes d’aggravation. C’est là où le patient doit être actif. Je sollicite régulièrement Michel pour examiner le dos, et je vérifie de mon côté toute modification, notamment sur le visage et les oreilles, qui sont les zones les plus touchées. Je disais à Doc Charlotte : « Mais, je me protège » ce à quoi elle a répondu qu’on a là le résultat d’expositions pendant mon enfance. On faisait moins attention au soleil, on s’exposait sans forcément se protéger, même si j’ai toujours veillé à ne pas attraper de coups de soleil… Nous habitions l’île d’Yeu et les UV, même par temps couvert, étaient déjà très nocifs. Les marins étaient les premiers exposés, et développaient des mélanomes. Notre amie médecin, Aimée, tentait d’alerter sur le sujet en donnant des recommandations : « Protégez-vous, n’exposez pas vos bras, mettez de la crème solaire… » Cela faisait sourire ces grands gaillards qui ne voulaient pas entendre parler de protection solaire qu’ils assimilaient à des crèmes pour « bonnes femmes » en bons machos représentatifs de leur époque. Certains ont perdu rapidement leur sourire… hélas. Maintenant, tous les marins ont compris l’importance de ces messages. Se retrouver défiguré après une opération, enchaîner sur une chimio ou une radiothérapie fait forcément réfléchir. De même, les yeux doivent être protégés, avec de « vraies » lunettes de soleil.

Si ce blog peut servir à quelque chose, je conseille aux parents de veiller à la santé de leurs gamins en les protégeant au maximum et en les sensibilisant au sujet. Même à l’ombre d’un parasol, sur la plage, le corps est exposé en raison de la réverbération. Pensez-y quand vous croyez que bébé est bien à l’ombre dans sa nacelle sous le parasol, et qu’il gigote jambes nues et bras nus dans sa grenouillère en gazouillant joyeusement.

Week-end des 1er et 2 août

Samedi 1er août

Nous avons passé une excellente soirée hier soir. Les « jeunes » sont venus dîner et nous avons ensuite pris la direction du château de Serrant pour une visite théâtralisée.

Notre acteur « local », mais bientôt mondialement connu, Olivier Jollivet, met en scène le spectacle qui réunit plusieurs troupes d’acteurs amateurs et intervient au cours du spectacle. Avec sa machine à explorer le temps, il nous plonge dans des époques différentes. Cette année, le savant « fou » a détraqué la machine et les époques se mélangent, allant du 17e jusqu’au 20e siècle. Le tout permet de déambuler dans le château et d’être accueilli par les différents protagonistes de ces scènes, en costumes d’époque, tous très drôles et avec une maîtrise parfaite de leurs rôles. On a terminé dans les cuisines où je me suis fait embaucher pour nettoyer une casserole en cuivre… le majordome n’était pas commode et la gouvernante non plus !

Voici le lien du site du château :

Château de Serrant : château Anjou, visiter, Domaine

J’ai pris quelques photos, mais celles à l’intérieur manquent de lumière et je n’ai pas voulu utiliser le flash, donc c’est flou.

Dimanche 2 août

Vous savez quoi ? J’ai fait une nuit presque complète, sans période de « parenthèse nocturne » et cela fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. La diminution de Dame Cortisone doit y être pour quelque chose. Bon, je me suis levé à 7 h, j’ai démarré la journée par les cours de grec, ensuite, après le petit-déjeuner, j’ai nettoyé le barbecue et j’ai lu ce qui se passait dans le monde. Pour la énième fois, Trump a choisi d’épargner l’Iran après avoir menacé de l’écrabouiller plus tôt dans la nuit…

Je réfléchissais aussi à ce que l’on m’a dit plusieurs fois ces derniers jours, alors que je sors de la zone de turbulence avec la guérison de la pyélonéphrite : « Au moins, tu gardes le moral et tu ne te laisses pas abattre ». Je pense que c’est partiellement vrai, on ne voit pas toujours la partie cachée de l’iceberg. Globalement, je refuse d’être dans la complainte permanente et vaine, sur le mode « Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Etc. Ce sont des questionnements inutiles qui ne font pas avancer dans la vie. Personne ne « mérite » d’être malade ou d’avoir une santé fragile. Si le mode de vie y est pour quelque chose, il est un des facteurs de l’évolution d’une maladie, mais ce qui est fait est fait et il faut bien vivre avec ses pathologies. J’emploie « vivre » à dessein. Être malade, avoir une chimio, subir une opération lourde ou avoir un traitement à vie ne doit pas empêcher d’avoir des projets, sinon on s’enferme sur soi-même et on enferme aussi son entourage dans une spirale négative. Il y a les projets « raisonnables », à court et moyen terme, que l’on est quasiment sûr de mener jusqu’au bout, et les projets à plus long terme, souvent avec un grand point d’interrogation qui nous fait dire intérieurement : « Mais est-ce que je serai encore là dans un an ? Dans deux ans ? » Peu importe. N’importe qui peut mourir bêtement, renversé par un véhicule ou victime d’une chute sur un sentier de randonnée. Ces personnes avaient-elles abandonné leurs projets avant de mourir ? Non, parce qu’elles ne savaient pas que la date fatidique était si proche. Pour les malades, on a des statistiques qui donnent une espérance de vie, parfois courte. C’est une moyenne, pas une certitude absolue. Ces statistiques évoluent considérablement d’une étude à l’autre… et, parfois, les nouveaux traitements ne permettent pas d’avoir le recul nécessaire pour que l’évaluation du « reste à vivre » soit pertinente. Il faut donc faire abstraction de tout ça. Cela n’empêche pas les alertes sérieuses, les moments où on a senti que la vie ne tenait qu’à un fil ténu et fragile. J’en sais quelque chose, puisque je suis un peu le spécialiste des coups tordus et des urgences médicales. Si j’avais attendu 24 h de plus avant d’alerter le service hématologie de mon état pendant la pyélonéphrite, je risquais la septicémie. Mais avec des « si » et des hypothèses catastrophiques, on peut imaginer le pire à chaque alerte. Il faut savoir aussi garder la tête froide (pas facile avec près de 40° de fièvre) et réagir au bon moment. C’est plus facile quand l’accompagnant est solide et attentif et quand il connaît bien l’énergumène qu’il doit surveiller. Cela n’empêche pas, et c’est humain, il faut l’accepter, que l’on puisse paniquer en disant « Cette fois, je ne vais pas m’en sortir. » Mais cela ne doit pas être un état de stress permanent. Bien se connaître permet d’anticiper. Je sais que les tremblements précèdent une poussée de fièvre, je sais aussi que je peux très rapidement passer de 37 à 39, cela en 60 minutes. Je me connais suffisamment pour savoir que la fièvre peut disparaître en journée et monter brutalement le soir, et que ce n’est pas un signe négligeable. En dehors de ces alertes, de ces urgences absolues, je ne vois pas pourquoi je passerais ma vie à me morfondre, je n’en vois aucune raison. Je bénéficie de soins appropriés, dispensés par un service hématologie remarquable, réactif et prompt à prendre les décisions qui s’imposent quand quelque chose le nécessite. J’évolue donc dans un milieu sécurisant qui permet de garder une forme de sérénité, ce qui n’empêche pas d’être vigilant, en ne négligeant pas les premiers symptômes qui peuvent survenir. Voilà, c’était un peu long, mais cela permet de comprendre pourquoi je garde « la pêche ».

Lundi 3 août

Aujourd’hui, ce sont les retrouvailles avec Doc Sylvie, qui rentre de vacances, et qui va froncer les sourcils derrière ses lunettes en découvrant mes derniers exploits. Je vous raconterai tout ça, évidemment. Mardi, nous partirons en escapade pendant quelques jours, pas très loin d’ici, mais dans un endroit que nous ne connaissons pas. C’est une surprise pour l’anniversaire de mon chéri et nous rentrerons samedi. Vous aurez droit à quelques photos puisque je vais emporter mon ordinateur portable. J’aurai ainsi plus facilement accès aux résultats de la prise de sang, surtout pour les dragons virus. Certaines activités sur place sont prévues, d’autres seront improvisées, il faut toujours laisser une place aux inspirations de dernière minute.

Un indice concernant la ville où nous séjournerons : c’est une cité « idéale » fondée entre 1631 et 1647 qui porte l’empreinte et le nom de son célèbre commanditaire, homme d’état et d’église.

En attendant, et pour vous faire patienter avant le compte rendu de la matinée, je vous propose d’écouter une chanson que feraient bien d’apprendre les dirigeants populistes européens qui ont hurlé à l’invasion après les derniers événements tragiques (plusieurs dizaines de morts) dans l’enclave espagnole de Ceuta.

Actualisation à 10 h 50

Nous venons de rentrer du CHU, ce fut une affaire rondement menée. Doc Sylvie m’a simplement dit « Félicitations ! » lorsque je lui ai expliqué que j’avais profité de son absence pour faire des bêtises. Elle a ensuite demandé si tout était réglé après le traitement aux antibiotiques et m’a ausculté. La baisse de la cortisone se poursuit, progressive, mais constante, et, si je ne fais pas mon intéressant, on se reverra en consultation le 3 septembre, avant notre départ en Crète. Maintenant, on va attendre les premiers résultats demain, et les résultats CMV et EBV un peu plus tard. J’ai eu également l’injection du rappel de vaccin Pentavac, qui, normalement, ne me provoque aucune réaction.

L’orage gronde au loin et le ciel s’ennuage sérieusement, avec quelques gouttes de pluie… Un bon arrosage ne ferait pas de mal.

Mardi 4 août

Le sac est prêt, et plusieurs d’entre vous, notamment, par ordre d’apparition : Annick, Valéry et Asmae, ont deviné de quelle cité idéale il s’agit. C’est donc une ville, cité idéale sortie de l’esprit d’un homme d’état et d’église, le Cardinal de Richelieu. La ville s’appelle… Richelieu, tout simplement. Nous séjournerons à l’hôtel du Puits Doré, ce qui nous permettra de nous promener tranquillement dans les rues et de découvrir le riche patrimoine de cette cité. Vous aurez des photos, bien entendu.

Pour revenir à des préoccupations plus prosaïques, j’ai pu consulter, ce matin, les résultats de la traditionnelle prise de sang. Bonne nouvelle : l’infection a « disparu » avec un retour presque à la normale des neutrophiles. Le foie reste perturbé, mais sans excès. La nouveauté est l’apparition d’une myélémie. Il s’agit de cellules sanguines immatures qui devraient rester dans la moelle osseuse, le temps de « mûrir », et qui se retrouvent dans le sang. Deux hypothèses que m’a confirmées ChatGPT : soit il s’agit d’une « agitation » passagère à la suite de la pyélonéphrite, et dans ce cas cela disparaîtra à la prochaine analyse, soit il s’agit d’autre chose qui serait à surveiller de près si, en septembre, on retrouvait la même anomalie. La formule sanguine reste correcte, avec une hémoglobine toujours solide, mais pas mal de réticulocytes (ce sont là aussi des globules rouges immatures que la moelle osseuse produit en quantité). Les plaquettes sont nickel pour le moment. Les gammaglobulines sont en baisse, ce qui est la signature d’une faiblesse immunitaire toujours présente. Bref, rien d’alarmant, mais Doc Sylvie va surveiller attentivement tout ça. Demain, je devrais avoir les résultats EBV et CMV, et j’espère que les deux dragons virus sont soit stables, soit endormis. On croise les doigts. Sur ce, je vous dis à demain, peut-être, plutôt dans la soirée afin de mettre les photos.

Mercredi 5 août

Après un trajet sans problème, nous avons pu découvrir la chambre de notre hôtel et la cité idéale puisque nous sommes arrivés un peu après 17 h. Cela nous a permis d’effectuer un premier repérage des lieux et de voir des endroits très intéressants : les halles, à deux pas d’ici, les rues avec les maisons « ouvrières », plus modestes et recouvertes de tuiles, et les artères principales, aux immeubles cossus, avec des hôtels particuliers qui respirent l’opulence. Ces belles demeures sont recouvertes d’ardoise d’Anjou, qui était le symbole de la richesse. Des panneaux relatant l’historique de la ville permettent de comprendre comment la cité idéale a été conçue et comment elle a évolué par la suite. Nous avons aussi visité l’église, impressionnante par sa taille, et nous avons rendu visite aux charmantes dames qui sont présentes à l’office du tourisme, juste à côté de l’église. On nous a accueillis très gentiment, avec des conseils sur les visites à faire dans le secteur (il faudrait un mois pour tout voir) et nous avons aussi acheté deux billets avec une double visite que nous allons faire ce matin. D’abord le musée Richelieu, qui se situe à l’étage de la mairie, puis une deuxième visite, avec une reconstitution virtuelle du château de Richelieu, qui a malheureusement disparu alors qu’il préfigurait Versailles.

Voici quelques photos prises hier :

Vendredi, nous découvrirons la cité de façon plus approfondie puisque nous avons réservé une visite guidée qui est effectuée par une guide professionnelle passionnée. Elle a d’ailleurs écrit plusieurs livres.

Nous avons passé une excellente matinée, avec visite du parc, là où se situait le château de Richelieu, dont il ne reste presque rien, sinon cet immense espace arboré, magnifique, ombragé et très agréable à visiter le matin. Franchement, c’est une belle promenade à faire. Je disais à Michel « C’est une ville pour les vieux, tout est plat, mais tellement apaisant ! ».

Ensuite, nous avons visite le musée consacré à Armand André du Plessis, Duc de Richelieu. C’était très intéressant, et la visite suivante, au 28 de la Grande Rue nous a permis de comprendre encore mieux le personnage et sa cité idéale, nous avons aussi pu visualiser le château, aujourd’hui disparu, grâce à des films remarquablement réalisés. Que dire de Richelieu ? Personnage complexe, remarquablement érudit et intelligent, fin stratège, haï de son vivant (il a parfois poussé le bouchon un peu loin, Maurice !) mais il raisonnait avec le « logiciel de son époque » ; il s’appuyait sur un réseau d’espions, des moines, terriblement efficaces, et possédait une intelligence hors du commun et un QI de surdoué. On lui doit l’Académie française (cela peut paraître suranné, mais j’ai le plus profond respect pour cette institution, qui permet, entre autres, de comprendre et d’intégrer les évolutions de notre langue), on lui doit aussi la renommée de la Sorbonne, et ce n’est pas rien. L’homme était-il sympathique, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, non probablement pas puisque le peuple a allumé des feux de joie à l’annonce de sa mort. Mais il a marqué l’histoire de France, et il a envoyé Marie de Médicis en exil, aux Pays-Bas, après la journée des Dupes. Il est mort à 57 ans, ce fut une vie brève, mais qui a marqué l’histoire de notre pays. Dumas en a fait un personnage détestable, tout en reconnaissant ses immenses qualités. Voyez-vous, tout n’est pas noir ou blanc. On est très loin de la caricature trumpiste. C’était un visionnaire, un homme rusé et intelligent, un esthète cultivé. C’était Armand André du Plessis, duc de Richelieu, homme controversé et tellement ancré dans notre histoire de France qu’il serait malvenu de le caricaturer encore. Pour info, je suis persuadé que sa statue nous suit du regard lorsque nous passons devant. Il fronce le sourcil en se demandant ce que nous pensons de lui. Armand André, je te kiffe grave ! En plus, tu adorais les chats, et un homme qui aime les chats, au point de demander qu’ils soient présents et respectés dans la cité idéale ne peut être entièrement mauvais. Au contraire.

Petite contrariété en recevant les résultats des dragons virus ce matin. Si EBV reste stable, mais toujours positif, CMV a décidé de se réveiller. Alors, il n’est pas au maximum de son pouvoir de nuisance, mais son réveil a valu une alerte de la part du labo, qui préconise une surveillance rapprochée de ce dragon virus insupportable. Enfin quoi, il ne pouvait pas rester endormi ? Doc Sylvie va être contrariée, autant que je le suis.

Jeudi 6 août

C’est un jour très important puisque nous allons célébrer l’anniversaire de Michel, avec une « surprise » dont je reparlerai plus tard (parce que ça doit rester une « surprise » pour le moment).

Hier après-midi, après notre matinée parc + découverte du cardinal, nous avons fait une petite sieste après le déjeuner et nous sommes allés ensuite visiter le très joli château du Rivau, situé à quelques kilomètres d’ici. Nous avons attendu le départ d’un petit groupe et Emma, notre guide, très intéressante, nous a menés jusqu’à l’entrée du château en donnant quelques repères historiques. La visite du château se fait de façon libre. Ensuite, nous avons découvert les jolis jardins qui ont été créés par la propriétaire actuelle, avec la thématique « contes de fées ». C’était très agréable, d’autant plus que nous avons pu déambuler à l’ombre pendant la quasi-totalité de la visite. Nous avons constaté au retour que nous avions parcouru 5 km depuis le matin. Le soir, après avoir fait quelques emplettes au supermarché, nous avons pique-niqué dans le parc un peu avant sa fermeture quotidienne. Il faisait bon, c’était également très agréable et nous n’étions pas dérangés par les voisins, à part une bande de corneilles bavardes qui commentaient notre repas, ou notre présence.

Voici quelques photos du château du Rivau :

Les boomers se sont déchaînés en 1988 sur ce tube. Tristan était devenu chanteur par hasard, il était peintre et n’a pas poursuivi de carrière dans la chanson. Il est mort très jeune d’un cancer fulgurant, ce genre de trucs qui ne vous épargne pas.

Alors, pour les boomers et la gen Z, voici ce qui peut vous mettre de bonne humeur le matin.

Il est 16 h 45 et nous sommes de retour d’un très plaisant périple. Nous avons commencé par une visite des vignes et des caves du château du Petit Thouars, accueillis par le propriétaire qui descend de l’illustre famille. Je ne vais pas vous retracer l’historique de ce joli château, mais insister sur la gentillesse de l’accueil de la part de notre hôte, et de son jeune fils. Le chien est venu nous dire bonjour, le chat aussi et c’est une preuve de savoir-vivre. Les explications de M. du Petit Thouars étaient très complètes, intéressantes et il a bien expliqué les enjeux de cette année 2026 si spéciale avec la sécheresse actuelle. Un peu de pluie en fin de saison permettrait de sauver la récolte. Nous étions trois couples dont un monsieur et une dame qui ont fait le voyage depuis l’Australie. Ils sont enchantés de leur séjour en France et garderont de merveilleux souvenirs. Nous avons ensuite pique-niqué. Chaque couple avait un emplacement, nous étions sous un hêtre, face aux vignes, à l’ombre, et le panier pique-nique ne contenait que des bonnes choses. Nous avons un peu traîné pour déguster tout cela.

Ensuite, nous sommes allés au musée Rabelais, à la Devinière, c’était à une dizaine de kilomètres du château. Rabelais y est certainement né, et le domaine appartenait à son père. L’ensemble comprend des pièces de vie, des endroits consacrés à Rabelais et à son œuvre et c’était très intéressant. Le littéraire que je suis a toujours eu beaucoup d’intérêt pour les écrivains humanistes, j’ai retrouvé les citations qui donnaient la thématique des dissertations, la pensée moderne de ce médecin, sa créativité (il a quand même inventé le terme « braguette ») et sa pensée, si moderne qu’elle lui a parfois valu quelques mésaventures, mais l’homme s’en est toujours bien sorti. Médecin réputé, écrivain parfois controversé, à l’imagination débordante et au langage truculent, créatif et novateur. Je le kiffe autant que le cardinal, en lui reconnaissant d’autres qualités et une profonde connaissance de la nature humaine.

Voici quelques photos avant de clore cet article. Demain, nous avons une visite guidée de la ville et, le soir, un marché avec tablées sur la place du marché, juste à côté.

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  1. Avatar de Valéry Sauvage
    Valéry Sauvage

    C’est joli Richelieu, j’y suis passé à plusieurs reprises.

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  2. Avatar de Joël Macron
    Joël Macron

    Bravo pour ta perspicacité, mais ma belle-sœur a été plus rapide en me contactant via Messenger, juste avant ma consultation. Tu es donc médaille d’argent, et, franchement, c’est une belle place !

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  3. Avatar de Annick Macron
    Annick Macron

    heureux anniversaire et gros bisous à toi Mimi. Je ne connais pas la surprise que Jo t’a réservée mais j’espère qu’elle te fait plaisir. Nous le découvrirons demain….

    Aimé par 1 personne

    1. Avatar de Joël Macron
      Joël Macron

      C’était le pique-nique dans le domaine viticole du château du Petit Thouars après la visite et la dégustation. Monsieur le Comte est un homme absolument adorable et d’une grande simplicité. Une belle rencontre.

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