Week-end des 13 et 14 septembre
Rien d’exceptionnel pour ce week-end : du repos, de la truffade hier midi, avec une bonne saucisse (oui, c’est passé) et en dessert, une demi-tartelette aux myrtilles. Pourquoi « une demi -tartelette seulement » ? Il faut voir la taille des tartelettes, pour un prix franchement plus que raisonnable. Nous en avons encore une en réserve au frigo pour ce midi.
C’est journée flic-floc en ce dimanche, avec à l’instant un rayon de soleil. La semaine prochaine s’annonce estivale, ce qui permettra de reprendre les balades. Que fait-on quand il pleut ? La bibliothèque est bien garnie, pas de souci. On se repose, on rêvasse, on regarde les montagnes qui changent d’aspect selon les éclairages et les moments de la journée. Je pense aux loups également en leur conseillant d’arrêter de manger du veau. « Mangez du chevreuil, ou du sanglier ! ».
Ainsi se déroule le week-end « flic-floc », le ruisseau du moulin, juste à côté du gîte, chante joyeusement : l’eau, c’est la vie !
Lundi 15 septembre
Certains et certaines d’entre vous doivent se dire « Tiens, il est allé s’expliquer avec les loups et ils l’ont dévoré ! » Non, même pas, ça vous aurait plu hein ? Même si je disais à Michel en rentrant de Murat que les loups devaient préparer un mauvais coup, je ne les ai pas vus. S’ils sont malins, ils se sont mis à l’abri dans un buron abandonné vu qu’il fait toujours très humide, mais pas froid, enfin pas froid par rapport aux autres jours : 15°. Donc il a plu, une petite pluie fine, mais agaçante, avec quelques rares éclaircies. Là, par exemple, le soleil vient nous souhaiter bonne nuit avant d’aller se coucher. Il se couche d’ailleurs de plus en plus tôt. Nous sommes allés faire un petit tour à l’Intermarché de Murat pour un complément de courses, on calcule au plus juste pour ne pas avoir le frigo plein avant de partir. Demain il devrait faire plus frais, mais beau, j’aimerais bien faire une promenade du côté des cascades de Cheylade, et vous faire quelques photos, l’église romane est très jolie, et le bourg également. Nous avions loué un gîte à Cheylade il y a quelques années. J’étais encore en activité, donc ce devait être en août et il avait fait très chaud, avec des orages mémorables. Sinon, j’ai lu des livres de Marie-Hélène Lafon, qui est une écrivaine du Cantal. On se plonge dans des récits qui mêlent la vie d’autrefois et l’histoire plus récente, cela rappelle Giono, avec ce talent pour décrire les paysages que l’on connaît bien. Elle parle de la foire de Valuéjols, de Saint-Flour, d’Allanches, des rudes hivers de jadis avec des épaisseurs de neige gelée et des nuits à -20°. Les paysans disaient que plus la neige était abondante et se maintenait longtemps, plus les prairies seraient grasses aux beaux jours, on passait le temps en épluchant le journal, « la Montagne » et on se racontait des histoires auprès du feu. Mon père disait la même chose en Lozère, nous avions un jardin qui donnait des récoltes de folies sur une courte période. J’ai toujours aimé l’hiver, le « vrai » hiver, avec la neige qui scintille, le givre qui transforme les arbres en œuvres d’art, la bise qui créait des congères au milieu des routes de l’Aubrac. Ce sont des terres rudes, au climat âpre, mais, ici comme ailleurs, on cherche désormais les longs hivers d’autrefois.
Mardi 16 septembre
C’est le retour du beau temps et des belles lumières automnales, les paysages sont verdoyants et nous sommes allés nous balader du côté de Cheylade, en fait c’est la vallée derrière la nôtre avec une vraie route de montagne en lacets pendant plusieurs kilomètres. On a vu de beaux paysages, des vaches avec les sonnailles joyeuses, de l’eau, une cascade et l’église de Cheylade que nous connaissons bien. Bref, ce fut très agréable, même si je supporte moins bien les routes en lacets. Mon foie est un peu chahuté au moment où je vous écris.
On va passer directement aux photos :
















Mercredi 17 septembre
Nous avons passé l’après-midi à Saint-Flour dont nous sommes de fidèles visiteurs. Venir dans le Cantal, en ce qui nous concerne, cela a comme un air de pèlerinage : on ne découvre pas vraiment, on redécouvre, avec des éclairages différents, des rues que l’on peut parcourir les yeux fermés, mais ce serait dommage. On note les changements, les aménagements urbains, on râle après les jardinières fleuries mal placées à un carrefour (c’est une constante). On constate que certaines boutiques n’ont pas survécu, d’autres sont toujours là. On s’est étonné de voir dans une boutique de gastronomie auvergnate des testicules de coqs en gelée (non, on ne goûtera pas). Déjà, les tripoux, je ne pense pas que je pourrais en ce moment (j’en suis certain !).
Voici donc quelques photos prises en ville :








Jeudi 18 septembre
Loin des défilés et de l’agitation urbaine, nous sommes allés nous balader, un joli chemin de crête qui commence au col de Serre et qui permet un panorama unique sur le grand site du Puy Mary. Anecdote, Google Drive prononce « Puy Mary » à l’anglaise, comme pour Mary Stuart. Cela suffit à mon bonheur, il me faut peu de choses pour que je m’enjaille ! Nous avons donc marché tranquillement sur le joli sentier engazonné, croisant promeneurs, papillons, libellules, sauterelles et coulemelles. Température estivale, avec 26° et un temps extraordinaire. Nous repartirons dimanche sous la pluie et avec une température très rafraîchie. Demain, je ne sais pas quel sera le programme, petite balade pour moi car le genou gauche a fatigué : c’est une vieille histoire de genou fracassé contre un énorme rocher dans les Hautes Alpes lors d’une descente hasardeuse vers un torrent, je devais avoir une trentaine d’année, mais depuis, le genou a tendance à faire un couinement sinistre quand j’aborde une descente « chcouik, chcouik » et, à force, il devient un peu douloureux. Avec les bâtons, ça soulage bien. À part cela, rien de bien neuf : un beau saignement de nez ce matin, ce qui me laisse penser que les plaquettes sont en phase descendante : elles aiment faire le yo-yo.
Voici donc les photos du jour :












Vendredi 19 septembre
Il va être temps de boucler les valises, même si nous ne sommes pas pressés : la propriétaire nous laisse nous organiser à notre guise pour notre départ demain. Nous partirons en fin d’après-midi pour une destination « surprise », et le vrai retour aura lieu dimanche. Pour la surprise, vous devrez attendre lundi, car je ne posterai rien ici ni sur Facebook avant. Lundi matin, ce sera CHU, et mardi les résultats du labo : nous allons reprendre les bonnes habitudes.
Nous irons ce matin à Valuéjols voir notre fromagère préférée, Michel prendra ce qui lui fait plaisir, elle vend aussi du miel de montagne et d’autres douceurs locales.
Place à la musique, avec un choix sans doute éclectique :


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