Week-end des 22 et 23 juin
C’est une période un peu délicate en ce qui concerne la santé. Nous sommes dimanche, il est 5 h 33, je suis debout depuis 30 minutes. La fièvre m’a réveillé. Je ne sais plus si vous vous le rappelez, mais j’ai une curieuse tendance à frotter mes pieds l’un contre l’autre quand la température passe au-dessus de 38°, et c’était le cas ce matin. Confirmation par la prise de température : 38,5° – oui, ça fait beaucoup pour le matin. Symptômes grippaux (je mouche, je tousse) et sensation que « quelque chose ne va pas ». C’est vague. J’espère que Doc Sylvie me rappellera demain, la positivité au CMV a été confirmée par le deuxième test, j’ai eu le résultat hier matin. Elle risque de me dire de passer à la pharmacie pour prendre un nouveau traitement, et éventuellement de renforcer les antibiotiques – elle faxera l’ordonnance. Et si elle a un doute, elle saura aussi m’inviter en consultation avant le 1er juillet. Sinon, nous avons heureusement passé quelques jours super en compagnie de ma p’tite belle-sœur de Rouen, qui est repartie hier matin et on a ressenti comme un grand vide pendant la journée d’hier. Je n’étais pas très vaillant et j’ai redormi le matin et aussi l’après-midi. Impossible de sortir avec la chaleur insupportable. Ce blog risque d’être minimaliste jusqu’à ce que je récupère ; vous voudrez bien m’en excuser.
PS Une énorme araignée explore le salon pendant que j’écris, mais je viens de la perdre de vue !
Petite info du soir : je suis positif au COVID (ou alors je suis enceinte mais a priori ce n’est pas un test de grossesse). Donc je vais appeler le CHU demain matin. Voilà, ce n’est pas l’idée du siècle, je sais bien.

Lundi 23 juin
J’espère que vous allez bien et que vous n’avez pas eu l’idée saugrenue de contracter le COVID en plein été, pendant une vague de chaleur. Mon premier travail a été de téléphoner au service post-greffe ce matin dès 9h. J’ai eu Amandine, l’infirmière, qui a scrupuleusement noté tout ce que j’avais à lui dire et a retransmis à Doc Sylvie (alias « mémère » en ce moment, mais c’est très affectueux de ma part). Elle m’a rappelé vers 16 h 30 et m’a indiqué la marche à suivre : recontacter le service si le COVID venait à s’emballer (toux, problèmes intestinaux etc.), Michel devra faire un auto-test et je devrai aussi en refaire un dans quelques jours. Je pense que de mon côté les choses se calment. C’était le premier virus. Le second, le fichu CMV est positif, pas dans des proportions extraordinaires, mais comme il est au moins aussi tordu que le COVID, Doc Sylvie préfère commencer un traitement. Une molécule qui coûte très cher m’a-t-elle dit, donc on prend déjà la dose pour deux semaines. Il faut deux contrôles négatifs pour stopper le traitement, si le virus est toujours « positif », il faudra ajuster la dose. C’est un médicament qui comporte son lot d’effets indésirables, j’espère qu’il sera rapidement efficace. De toute façon, ce virus est tellement redoutable que je devrai accepter sans broncher nausées vomissements etc.
La pharmacie vient de passer commande, et Michel passera demain pour le récupérer, ainsi que 5 auto-tests (je déteste !)
Mardi 24 juin
Voilà, j’ai donc le médicament qui est en fait le valganciclovir, avec une dose de cheval : 2 comprimés le matin, 2 comprimés le soir. Sachant qu’un comprimé vaut un peu moins de 10 € et que la boîte contient 60 comprimés (QSP 15 jours), quel est le prix de la boîte ? Bon, c’est moins cher que le médicament à 150 € le comprimé. Sinon j’ai l’impression d’aller mieux. Je chante des chansons idiotes, du style « Big bisou », ou alors des vieilleries, ce qui me laisse penser que le virus attaque aussi les petites cellules grises. Sinon, je somnole beaucoup. Je ferme un œil, il est 14 h et quand je l’ouvre, il est 16 h. Les journées vont passer vite !
Voici la vieillerie que j’ai en tête (Michel fait son auto-test pendant ce temps).
(test négatif pour Michel)
Mercredi 25 juin
Il fait chaud, toujours chaud. Je déteste ces périodes de chaleur à rallonge. Où sont nos étés d’antan, lorsqu’il pleuvait pendant deux mois d’affilée ? Avoir chaud, avec un bon COVID totalement incongru, même si la fièvre n’est pas très élevée, ce n’est pas folichon. Alors je me console : je pourrais me trouver dans la bande de Gaza, en train de lutter pour ma survie, ou sous les bombes iraniennes, ou même à Téhéran en me demandant si mon appartement va encore être debout ce soir. Je pourrais travailler sur un chantier, et manier le marteau-piqueur en plein cagnard, sous les ricanements du Patronat qui trouve que ce n’est pas bien pénible avec les progrès du matériel. Je pourrais aussi travailler dans les champs, avaler des moucherons en conduisant mon tracteur (non, il n’y a pas la clim partout) et m’empoisonner en épandant des insecticides. Alors, finalement, je suis bien chez moi et je trouve que je n’ai pas le droit de me plaindre, juste de râler un peu en attendant des jours meilleurs. Vive l’hiver, vive la pluie, vive le gel !
Jeudi 26 juin


Répondre à Valéry Sauvage Annuler la réponse.