Érysipèle, jour 2

Salut, les p’tits clous !

J’avoue, je me force un peu à vous rédiger l’article quotidien. Je navigue entre 39 et 40 de fièvre, mon ami Dégueulito est revenu hier, cette nuit et il faut faire preuve de patience pour que le traitement vienne à bout de cette saloperie. D’ailleurs, Doc Benoît a doublé la dose d’un des deux antibiotiques en constatant l’étendue des dégâts hier, mon système digestif en est quelque peu contrarié et je vais démarrer le plus vite possible la cure de probiotiques.

C’était folklo cette consultation : je lui ai fait brièvement l’historique du machin, avec l’errance du CHU pour trouver de quoi il s’agissait. En fait, c’est logique et il ne faut pas leur jeter la pierre, Pierre : l’érysipèle est du genre sournois et seul le malade sait qu’un truc fait très mal : donc les médecins constatent en effet que la jambe est douloureuse, qu’elle est chaude mais la rougeur caractéristique du machin arrive au moment où la fièvre monte en flèche. C’est dû à un streptocoque ou un staphylocoque qui a réussi à passer par une écorchure souvent minuscule. Bref, je ne vous souhaite pas d’en avoir !

On imagine facilement les conséquences d’une bactérie qui s’installe dans le petit corps sans défenses immunitaires d’un malade sous Vidaza.

Doc Benoît m’a confirmé qu’il fallait éradiquer la bestiole en la bombardant d’antibiotiques puisque mes neutrophiles ne sont plus assez nombreux. S’ils avaient été là, ils se seraient précipités pour bouter l’ennemi hors de mon corps. On ne peut pas leur en vouloir non plus.

J’ai expliqué que je voulais me couper la jambe, mais que Michel avait planqué la tronçonneuse, « Ah on a ri, mon dieu qu’on a ri ! » comme l’aurait dit mon pauvre Rémy auquel je pense souvent. Il doit se dire  » Il arrive ou pas ? Mais qu’est-ce qu’il fout ? J’ai préparé le riz au lait ! »

À la fin de la consultation, le Doc m’a demandé si je pensais bien à m’hydrater : « Vous buvez, M. Macron ? » C’est Michel qui a répondu, à sa façon : « Oh oui, il boit beaucoup, deux ou trois whiskys par jour ! » Rien qu’à imaginer un seul fond de verre de whisky, j’en aurai vomi !

Ce que j’ai fait dans la voiture quand Michel a démarré… Mais, prévoyant, j’avais pris la bassine à vomito !

La suite est comateuse, j’avais pris un doliprane à midi, je sentais la fièvre monter mais je ne pouvais pas faire grand-chose à part prendre un bain avec des glaçons, ce qui ne me tentait pas plus que ça… J’ai donc décidé de m’allonger, en étant conscient que j’allais déguster. 40, je n’ai pas battu mon record COVID qui est de 40,2. J’avais eu envie d’une clémentine en rentrant, c’était une mauvaise idée, trop acide quand elle repart dans la bassine.

Voilà, j’ai survécu, à 8 h, je pourrai reprendre un doliprane, mais je sens que le pic est derrière désormais. Enfin, j’ose l’espérer. J’ai encore un ou deux trucs à raconter, ce sera pour demain !

Je vous mets un truc sympa qui va rappeler des souvenirs à beaucoup, je le dédicace à Valéry qui est fan du film The Blues Brothers, et notamment de cette scène d’anthologie :

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Réponses

  1. Avatar de candidclearly22ed45e31c
    candidclearly22ed45e31c

    Tiens bon surtout pour toi et pour Michel.
    Sont pas sympas ces staphylocoques ou streptocoques de t’envahir. Comme tu ne fais pas dans le détail, tu as peut-être chopé les 2. Va savoir.
    C’est une affaire de quelques jours avec tes antibiotiques mais en attendant tu dégustes et pas dans le bon sens du terme.
    Je t’envoie une hotte de bonnes ondes et te souhaite une journée plus agréable que celle d’hier.

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  2. Avatar de Valéry Sauvage
    Valéry Sauvage

    You better think ! tu parles, quatre poulets et un coca ou un toast grillé sans rien dessus. Bonjour Vomito…

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    1. Avatar de Joël Macron
      Joël Macron

      Arghhhhhhhhhhhhhhh blurp, blurp ! Note bien que le régime « comme j’aime pas » est bien plus efficace que « comme j’aime » !

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