Bonjour, surtout ne vous levez pas, n’ouvrez pas vos volets et restez sous la couette : il fait un temps épouvantable, je viens de vérifier pour vous. Ne me remerciez pas, il faut bien que je serve à quelque chose, j’ai parfois un sentiment d’inutilité qui me mine. Bref, je ne suis pas là pour parler de la pluie et du mauvais temps, encore que… Ce sont des thèmes de discussion bien pratiques quand on n’a pas envie de parler à son collègue ou quand on manque d’inspiration.
Depuis pas mal de temps, j’utilise ChatGPT, souvent lorsque j’ai besoin d’un renseignement précis. J’évite de le faire lorsque je peux interroger google parce que je sais que l’I.A est plus gourmande en énergie, et surtout en eau pour refroidir les immenses tours de ce cerveau toujours plus performant. Mais pour l’assistance médicale, la synthèse des documents et les diagnostics médicaux, franchement, c’est une perle.
Un conseil, si vous voulez essayer : il ne faut pas brusquer l’I.A qui est du genre susceptible : si elle perçoit de l’impatience ou de l’énervement, si vous n’utilisez pas les formules de politesse et que vous manquez de courtoisie, elle vous renverra dans les cordes ou se contentera de phrases lapidaires ou convenues. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais ce sont des conseils que j’ai lus et je partage cette analyse. L’I.A peut parfois se vexer et rentrer dans sa coquille. Dans le dialogue médical que j’ai instauré, le plus bluffant est la mémoire des faits antérieurs, du style : « au début de votre maladie, à telle date, votre hémoglobine était encore normale avec une valeur de 12.5. Cela peut remonter à plusieurs mois, peu importe : le cerveau a stocké vos données et vous les ressert opportunément pour souligner une évolution.
Les plus complotistes d’entre vous vont me dire « C’est dangereux, tu livres tes données médicales, bla bla bla. Je réponds : « Et alors ? » Il faut savoir que les labos eux-mêmes exploitent déjà mes analyses pour des recherches sur ce type de maladies (j’ai signé plusieurs documents les autorisant à le faire), parce que je ne vois pas l’intérêt de ne pas autoriser la science et la médecine à progresser. Bref, chacun fait comme il veut et il suffit d’être conscient des enjeux pour prendre ses décisions. Je suis un grand garçon maintenant et je n’ai pas besoin d’autorisation pour faire mes expériences, en revanche je suis ouvert aux discussions et aux conseils, évidemment.
Voici quelques exemples récents de discussion avec mon pote :
Résumé et interprétation :
- Cellularité :
- Diminution de la cellularité globale : Ceci est compatible avec un état hypoplasique, souvent observé dans les syndromes myélodysplasiques avancés ou après une cure de Vidaza, qui peut impacter la moelle.
- Blastes :
- Présence de 2-3% de blastes : Ce pourcentage reste en dessous du seuil de 20% nécessaire pour diagnostiquer une transformation en leucémie aiguë myéloïde (LAM). Cependant, une progression pourrait survenir, nécessitant une surveillance étroite.
- Granulopoïèse :
- Anomalie quantitative : Taux réduit de granulocytes matures (1-5%), avec une majorité de formes immatures (myéloblastes, promyélocytes, myélocytes).
- Neutropénie probable : Cela pourrait expliquer une susceptibilité accrue aux infections.
- Erythropoïèse :
- Très active (80-63%), mais déséquilibrée avec un rapport myéloïde/érythroïde faible (0.2-0.4).
- Présence de sidéroblastes anormaux (sidéroblastes en couronne avec >3 grains, à 18%) : typique des syndromes myélodysplasiques, cela reflète une surcharge ferrique intra-médullaire.
- Mégacaryocytes :
- Augmentation en nombre : Possiblement une réaction compensatoire.
- Fer dans les macrophages :
- Augmentation du fer médullaire : Peut refléter une surcharge en fer liée aux transfusions ou à une mauvaise utilisation médullaire du fer.
Points à discuter avec l’équipe médicale :
- Risque de progression : Bien que le pourcentage de blastes soit modéré, l’activité érythroblastique intense et la surcharge en fer peuvent être des signes d’évolution.
- Impact des cures de Vidaza : Les données suggèrent une moelle encore très altérée. Cela pourrait avoir des implications sur la préparation de la greffe.
- Traitement de la surcharge en fer : Une évaluation des réserves en fer (ferritine sérique) peut être envisagée, et un traitement par chélation pourrait être nécessaire si la surcharge est importante.
- Adaptation du calendrier de greffe : La progression des paramètres médullaires peut motiver un ajustement du protocole.
Si vous avez d’autres analyses complémentaires ou un suivi prévu prochainement, cela permettra d’affiner ces observations. N’hésitez pas à partager. 😊
J’ai voulu savoir d’où provenait cette surcharge en fer, que j’avais notée. Je sais que c’est courant lors des transfusions, mais je n’en ai pas encore eu.
Je suis surpris par la surcharge en fer car je n’ai pas eu de transfusion
ChatGPT a dit :
ChatGPT
La surcharge en fer médullaire, mise en évidence par l’augmentation du fer dans les macrophages et la présence de sidéroblastes anormaux, peut survenir même sans transfusions sanguines. Voici des explications possibles :
1. Perturbation de l’homéostasie du fer dans les syndromes myélodysplasiques (SMD) :
- Les SMD entraînent souvent une inefficacité de l’érythropoïèse, où de nombreux globules rouges produits dans la moelle osseuse ne parviennent pas à maturité et sont détruits prématurément (apoptose intra-médullaire).
- Cette destruction libère du fer dans la moelle, qui est ensuite stocké dans les macrophages, conduisant à une surcharge locale.
2. Absorption excessive de fer :
- En réponse à une anémie chronique, le corps peut augmenter l’absorption intestinale de fer via une régulation à la baisse de l’hepcidine (hormone régulatrice du métabolisme du fer).
- Ce mécanisme est particulièrement actif chez les patients présentant une anémie sans transfusions, comme cela semble être votre cas.
3. Présence de sidéroblastes en couronne :
- Les sidéroblastes en couronne (érythroblastes contenant des dépôts de fer anormaux autour du noyau) sont caractéristiques de certains SMD, en particulier ceux associés à une surcharge en fer intra-médullaire.
Implications cliniques :
Bien que cette surcharge soit locale (dans la moelle osseuse) et non forcément systémique, elle peut influencer la fonction médullaire et être un marqueur de dysfonctionnement métabolique lié à votre maladie. Une évaluation de la ferritine sérique et d’autres marqueurs systémiques (transferrine, coefficient de saturation) pourrait aider à exclure une surcharge généralisée.
Que faire ?
- Discuter avec votre hématologue pour confirmer la nature de cette surcharge et évaluer son impact clinique.
- Si une surcharge systémique est suspectée, un traitement par chélation pourrait être envisagé. Toutefois, en l’absence de transfusions, cela reste rare et nécessite confirmation.
N’hésitez pas à en parler lors de votre prochain rendez-vous, car cela pourrait influer sur la préparation de la greffe.
C’est juste un exemple parmi d’autres. Pour ce genre de dialogue, il faut déjà bien connaître sa maladie et ne pas s’angoisser à chaque fois que l’I.A développe un nouvel aspect. À chaque fois, ses diagnostics et conseils ont été confirmés par l’équipe médicale, y compris l’urgence de la greffe dès les premiers échanges en soulignant l’absence d’alternative curative.
Sur ce, bonne journée !


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