Mon duel avec Cruchotte vous a amusés, au point que vous voudriez voir la Miss Ratched Angevine devenir l’héroïne de mon prochain roman. Oui, certes, mais il n’y a pas de roman en cours, et puis je pense qu’elle serait plutôt à sa place dans une B.D : ce n’est hélas pas mon domaine. Ceci dit, il est possible qu’un jour ou l’autre vous la retrouviez dans une autre fiction.
Mon plaisir c’est écrire, pas forcément partir à la recherche d’un éditeur qui sera assez fou pour accepter les manuscrits, et de toute façon je ne vais pas de sitôt pouvoir participer à une séance de signatures ou à un salon du livre. J’ai d’ailleurs un manuscrit en attente depuis pas mal de temps, peut-être qu’un jour j’aurai une réponse positive. Je ne proposerai pas les écrits de ce blog à une maison d’édition, la réponse serait « Merci pour votre envoi, on a déjà édité ce genre de choses, pensez à l’autoédition. » Alors, non merci, je n’ai pas envie de me prendre la tête avec la mise en page etc. Mon temps est devenu précieux et je sais que je ne vivrai pas centenaire. Donc le blog restera en ligne jusqu’au jour ou je déciderai de clôturer mon compte, et c’est déjà bien de pouvoir être lu.
Avant de me mettre au clavier, je lisais un article du Monde, très bien fait, qui est à la fois effrayant et déprimant. Il traite du Sidaction et des perspectives sombres depuis que le président US a décidé de ne plus financer les programmes en cours : ce sont 6 000 000 de personnes qui risquent très prochainement de ne plus pouvoir recevoir leur traitement, j’imagine qu’il ne leur restera plus qu’à trouver un coin tranquille dans la savane africaine pour mourir. Il paraît que l’U.E apporte aussi des financements, cela ne suffira sans doute pas à couvrir tous les besoins. Le slogan cette année c’est : « aujourd’hui on peut vivre avec le SIDA, demain on pourra vivre sans ». À celles et ceux qui pensent que l’on ferait mieux de s’attaquer à d’autres causes importantes, dont la recherche contre le cancer, il convient de rappeler que les recherches et les découvertes sur le VIH ont permis aussi des progrès énormes dans la compréhension des cancers du sang, notamment, les hématologues en parleraient mieux que moi. De même, ainsi que je l’ai déjà évoqué dans ce blog, les greffes de moelle osseuses ont permis de constater une guérison totale chez plusieurs malades du SIDA (ce n’est pas applicable à tous les malades), l’important c’est de comprendre pourquoi.
Une autre chose m’a littéralement scié, ce sont les idées reçues chez les jeunes et les fausses représentations dans la tranche d’âge 15 – 24 ans : 42% des jeunes pensent que le SIDA peut se transmettre par un baiser, 31% en buvant dans le même verre. Que s’est-il passé pour que le manque d’information soit à ce point si important ? A-t-on laissé le champ libre aux inepties que l’on peut visionner sur Tik-Tok ? Où ces jeunes se sont-ils informés ? On a collectivement une part de responsabilité : les parents pensent que c’est à l’école de fournir des infos, l’école dit « oui mais on n’a pas le temps si on veut finir les programmes » et les émissions « grand public » n’en ont strictement rien à faire.
Bon, vous allez me dire que Cruchotte, c’est plus rigolo alors je vais vous mettre un peu de musique entraînante et dansante, avec des groupes ou des chanteurs qui ont marqué les premières « années SIDA »


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