Post-greffe, J 1

Et voilà, je suis de retour chez nous, dans notre maison, dans mon fauteuil… Et franchement, c’est pas mal, c’est même très bien !

La matinée commençait mal : pour la première fois, j’ai dû appeler pour avoir mes médicaments (à prendre à heure fixe) car rien n’arrivait. Je pense que c’est la sœur de Cruchotte qui était de service, elle n’arrivait pas à faire les choses dans l’ordre, a oublié de me peser, m’a dit que je pouvais garder mon piccline alors qu’on m’avait dit la veille qu’on me l’enlevait dans la matinée. Un peu sèchement, je lui ai dit « Eh bien, renseignez-vous ! ». Sur les entrefaites, Doc à la Voix Douce est venue me voir, me confirmant au passage que le piccline serait enlevé et me donnant ses derniers conseils pour le retour à la maison.

Le piccline a enfin été enlevé – je vous rassure, pas par la sœur de Cruchotte, un dernier vomito a réglé le problème du repas franchement pas terrible du midi et j’ai eu le temps de terminer de ranger mes affaires avant que Michel arrive, vers 14 h. C’est sans nostalgie que j’ai refermé la porte de la chambre. J’ai passé la tête dans la salle des personnels, j’ai dit au revoir, beaucoup étaient occupés, mais quelques-uns ont pris le temps de me saluer.

J’avais remercié mon infirmier de nuit après la prise de sang du matin, c’est le monsieur très calme et posé qui m’a veillé quasiment toute la nuit lorsque j’avais fait ma violente réaction au Grafalon. Il était tout content que je le remercie et je pense sincèrement que si une Cruchotte avait été de service, je n’aurais pas passé la nuit. Mais franchement, l’infirmière de ce matin c’est une exception car elles sont toutes très professionnelles et sympathiques.

Michel est venu me récupérer vers 14h, j’ai regardé le paysage, la Loire qui est bien haute et turbulente, les pruneliers en fleurs, l’amandier en fleurs dans la montée de Chalonnes, les pruneliers commencent aussi à fleurir et nous sommes arrivés dans la maison. Le silence, l’absence de « biiiiiiiiiips », l’odeur de la maison : autant de choses qui font que l’on se sent bien chez soi.

Michel est allé à pied à la pharmacie où l’ordonnance avait été faxée, et il est rentré avec un grand sac plein de trucs à avaler. Il est difficile de préparer un pilulier car certains médicaments doivent rester dans leur emballage jusqu’au dernier moment, et nous voilà tous les deux, réunis, après un mois de séparation forcée, mais des visites quotidiennes. Quand on connaît le cirque que c’est pour se garer, bravo ! Bravo et merci car ces visites étaient ma bouée de sauvetage.

Il faut maintenant que je m’organise, boire ces deux litres d’eau par 24 h, notamment, régler les horaires de prises de médicaments, les nausées, et mille autres choses qui ne sont pas forcément restées dans la chambre d’hôpital.

Et, comme d’habitude, on termine en chansons : différentes maisons, différents ressentis :

Publié par


Laisser un commentaire