CHU, Unité protégée, J 23

Commençons par le commencement : à 6 h du matin première prise de sang au piccline (je ne compte plus les tubes). Vers 8 h 15, l’infirmière de jour arrive et dit « Je vais devoir vous piquer dans le bras car on doit doser la ciclosporine. » Je ne compte toujours pas les tubes mais je sais qu’en tout, ça fait beaucoup.

Petit déjeuner à suivre après les constantes du matin et visite en fin de matinée de l’équipe médicale : « Vos globules blancs remontent, mais malheureusement pas les neutrophiles ». Sinon l’hémoglobine est stable et les plaquettes continuent leur remontée. Mais en fait ce sont les neutrophiles qui détermineront le jour de ma sortie : ce ne sera pas pour ce week-end de toute façon et sans doute pas avant plusieurs jours. J’aimerais bien qu’ils ne mettent pas 6 mois avant de se réveiller.

Cet après-midi, nous avions rendez-vous dans la chambre avec l’infirmière post-greffe accompagnée de l’infirmière de l’après-midi. Nous avons repris le classeur de suivi post-greffe pour faire le point sur tout ce qui concerne le retour à la maison, les conduites à tenir en cas d’urgence, les points de vigilance etc. J’espère que les neutrophiles étaient à l’écoute eux aussi.

Concrètement, lorsque je rentrerai, il y aura chaque semaine un rendez-vous de suivi dans le service post-greffe du CHU. On doit arriver à jeun le matin, on a une salle d’attente et une salle pour le petit déjeuner qui est servi lorsque l’on a subi la prise de sang. Évidemment, on doit prendre les médicaments du matin à ce moment-là, ça risque de décaler un peu la prise de ciclosporine mais on veille simplement à ce qu’il y ait 12 h d’écart. On a passé quand même 2 h 15 à tout passer en revue, mais cela permet de s’approprier le classeur qui nous accompagnera à chaque visite.

On a pu faire deux allers retours de couloir avant que Michel ne parte : courses à faire au Super U avant de rentrer. La journée a donc passé très rapidement et cela évite de cogiter sur les neutrophiles, la date de sortie et autres processus pour lesquels il n’y a rien d’autre à faire que patienter. Je suis sans doute trop pressé, mais c’est le cas de la plupart des patients greffés qui ont hâte de rentrer chez eux, ne serait-ce que pour retrouver son chez-soi, son chéri et pouvoir mettre le nez dehors. Il faudra y aller progressivement, ne pas chercher à faire trop de choses les premiers temps et tenir compte de la fatigue qui sera beaucoup plus importante qu’ici.

Je suis prêt, enfin presque : neutrophiles, en avant toute !

Je vais essayer de trouver un peu de musique pour illustrer mes propos, j’ai besoin d’air frais pour booster ces maudits neutrophiles :

Une chanson qui célébrait une nouvelle ère, pleine d’espoir. Et puis Trump a été réélu… Ce n’est plus du tout le même vent qui souffle.

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