CHU, Unité protégée, J 22

Commençons par les nouvelles du jour, ensuite je vous raconterai quelques anecdotes.

Tout d’abord, les globules blancs ont très légèrement remonté : 660 contre 600 hier, ce n’est pas la grande remontada mais enfin, ils ne baissent pas. L’hémoglobine est à 8,7, et les plaquettes n’en finissent pas de grimper à 64 000 maintenant. Rien de particulier côté médical, j’ai pratiquement tous les médicaments prévus, surtout le matin et j’ai demandé s’il était possible de les répartir un peu plus équitablement, du moins pour ceux qui peuvent être pris indifféremment le matin ou le midi. C’est en cours de réflexion et ma suggestion a été prise en compte.

Autre nouvelle, j’étais jusqu’à présent au « demi-plateau », comme la nourriture par perfusion (le liquide blanc) a été enlevée, j’ai tenté le passage au plateau entier, sans faire d’excès et en précisant que je mangerais à ma faim, et que je risque donc d’en laisser un peu. Eh bien, ce midi, ce n’était pas si mal. J’ai juste laissé un morceau de blanc de poulet et quelques lentilles, mais c’était très copieux.

À la fin du repas, j’étais encore dans le fauteuil, Bénédicte – la psy – est passée me rendre visite. Cela m’a fait plaisir car elle est très agréable, connaît bien les dossiers des patients qu’elle suit et a une excellente mémoire de ce qui s’est dit avant. Nous avons évoqué la sortie, le fait que c’est un moment très déstabilisant pour le malade qui est le plus souvent très fatigué. J’attendais Daphné pour l’escrime mais je n’ai vu personne jusqu’à présent, peut-être un quiproquo sur le jour.

Je vous ai dit que l’on riait beaucoup dans le service : ces dames ont parfois des délires et font irruption dans la chambre avec de magnifiques bandeaux de plastique bleus noués dans les cheveux, on rit de tout et de rien, certaines ont bien développé ce côté clown alors que d’autres se concentrent sur la pratique professionnelle, mais il y a toujours beaucoup d’empathie et d’écoute. Comme je ne suis pas un fou furieux de la sonnette, on me précise : « Mais n’hésitez pas à sonner si vous avez besoin de quelque chose ! »

Le soir du 13 février, j’avais changé de pyjama, j’attrape donc ce qui vient en premier et notamment le caleçon avec des petits cœurs. Le lendemain, Saint Valentin, ces dames sont tombées en admiration : « Mais qu’il est beau votre caleçon ! En plus c’est la Saint Valentin ! » Quelques jours plus tard, c’était un tee-shirt vieux rose : « Ah mais ça vous va trop bien ! On est fans de vos tee-shirts ! »

Je pense qu’avant de partir, je ferai un défilé de mode dans le couloir, ceci dit, heureusement que la jaunisse a disparu, sinon je ne saurais pas comment coordonner les couleurs.

Remarque de la dame qui faisait la chambre ce matin : « Mais elle est super propre votre chambre ! Je peux vous dire que ce n’est pas le cas partout ». Je pense que comme j’ai peu de visites, le sol se salit moins, je ne vais pas non plus émietter mon pain en me promenant ou renverser mes lentilles par terre (juste parfois sur le tee-shirt).

Allez, je vous cherche quelques chansons que vous pourrez fredonner ou chanter à tue-tête sous la douche. Je vous laisse deviner la thématique !

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