Je vais commencer à ouvrir les fenêtres de mon calendrier de l’avent, jusqu’au 19 décembre. Enfin, j’espère : je n’ai aucune confirmation de date ni d’appel ou de courriers de la part du CHU.
L’attente devient à la fois pesante et pénible : j’aurais été bien plus en forme pour la première date choisie, le 29 novembre. Mais bon, on va faire avec. En attendant, je me traîne, avec cette douleur à la jambe qui est entre la morsure et la brûlure. Parfois, cela s’atténue, et hop, cela repart.
Bon, je ne vais pas vous faire pleurer : je rédige le brouillon de l’article en fin d’après-midi du dimanche parce que demain matin, je vais avoir la prise de sang, ensuite je vais attendre ces fichus résultats qui tardent de plus en plus à me parvenir. Quelqu’un ne m’aime pas au labo, « Macron ? Ah ouais, eh bien il attendra. »
Ensuite, je vais commencer le « rangement de la mort » (arrêtez d’avoir la chair de poule dès que j’écris « mort » !) C’est un concept nordique, suédois je crois : on élimine à certaines étapes que l’on sait être critiques tout ce qui pourrait augmenter la charge mentale de l’entourage : les vêtements qu’on ne met plus – ça, c’est en grande partie effectué – et le classement des papiers, avec des dossiers bien étiquetés pour que les proches n’aient pas à fouiller dans tous les sens : banque (on a fait les démarches en début d’été), succession : papiers faits chez le notaire après mon épisode COVID où j’ai été à deux doigts de sortir dans un cercueil, ce que m’avait déjà dit un médecin pour provoquer de ma part une réaction : « Si vous ne voulez pas la respiration assistée, vous repartirez les pieds devant ! ». J’avais retrouvé l’appétit dès le lendemain et mon poids s’était stabilisé.
Il me reste quelques papiers importants à classer et des documents médicaux à archiver. La maladie est en train d’envahir notre espace personnel et j’ai horreur de ça : il faut donc archiver ce qui doit l’être et ne garder sous la main que les documents récents.
Ce sera semaine « rangement de la mort » et ce n’est pas pour autant que j’ai l’intention de calencher, mais ce qui sera fait servira plus tard. Le plus tard possible. Je connais Doc Sylvie, si elle voit que la greffe ne prend pas ou que je suis trop épuisé pour la supporter, elle me le dira.
Mais d’ici là, je vais continuer à papoter avec vous, peut-être moins régulièrement s’il ne se passe rien de spécial. Vous vous direz « Tiens, il est encore en train de classer ! » Ne vous inquiétez surtout pas.
Bon, j’essaie de vous trouver un truc marrant pour illustrer mon article, et je vous envoie tout cela en début de matinée ! Bon courage à celles et ceux qui bossent et à bientôt pour de nouveaux articles.
PS : Très petite forme au moment du coucher, avec la visite de mon pote Vomito, et je suis très patraque ce matin.


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