Phlébite or not phlébite ?

Je vous ai dit hier soir que ma visite au CHU n’avait pas été sans surprises. Le titre vous met sur la voie. J’aurais pu vous raconter tout cela à la suite des réponses aux devinettes mais je me sentais plutôt nauséeux, et la suite de la soirée a confirmé cet état puisque, comme la semaine dernière, j’ai eu droit à ma soirée « vomito », en moins violent, mais je me demande bien ce que cela donnera quand on passera à la chimio en perfusion. Enfin, j’ai ma petite idée déjà !

Donc nous sommes arrivés dans le service et je me suis présenté à 16 h 30 comme prévu. Prise de tension, de température, avec l’appareil sur roulettes qui bipe à chaque fois qu’il transmet une donnée. J’ai le malheur de dire que j’ai une douleur à la jambe gauche depuis dimanche, mais que cela s’atténue car on nous répète à chaque séance d’injections qu’il faut vraiment informer l’équipe des problèmes que l’on rencontre. « Vidaza » est une chimio réputée « light », mais en fait, les réactions secondaires sont nombreuses et très variées : chaque malade présente son lot de bobos divers, ou de douleurs, vertiges, nausées, que sais-je encore. Certains ne supportent pas les injections, et heureusement, ce n’est pas mon cas. Parfois, il faut stopper la cure en urgence pour ne pas mettre la vie du patient en péril. C’est donc, effectivement une chimio « light » dans le sens où, parfois, tout se déroule bien (!).

J’indique donc que ma jambe gauche reste douloureuse, même si je peux de nouveau marcher normalement. Doc Charles vient m’examiner : il trouve que la jambe est dure et indurée, avec une zone chaude : « Je n’aime pas trop ça, nous allons contacter la radiologie pour un doppler ». Et le voilà reparti, pendant ce temps, je reçois mes deux piqûres dans les bras. Je signale que Michel attend dans la salle d’attente, à l’autre bout du couloir et on me dit qu’il sera prévenu.

L’attente commence, Michel est avec moi et nous papotons en attendant les brancardiers. Je dois voyager allongé, ordre du médecin. Nous partons donc en ambulance jusqu’au bâtiment Larrey. On me retire chaussures et pantalon et l’examen démarre. Je suis d’ailleurs toujours sur le brancard : le type commence par l’abdomen : « Il y a une grosse veine importante ici », et il m’appuie sur le bide après m’avoir badigeonné de gel. C’est au tour de la jambe droite : « RAS », puis on arrive à la jambe gauche, celle qui est douloureuse : « RAS non plus, vous n’avez pas de phlébite, vous allez pouvoir rentrer chez vous ! ».

Et nous repartons dans le service hémato, avec les deux brancardiers charmants qui étaient priés de m’attendre, pour le coup tout va très vite et je me retrouve installé dans le fauteuil de la chambre 155. L’infirmière arrive avec un large sourire derrière son masque : « Le médecin vous libère, c’est sans doute une tendinite. Si vous continuez à avoir mal, ou si vous avez de la fièvre contactez le médecin traitant ».

Il fait nuit quand nous repartons, et je suis soulagé de ne pas avoir à passer une nuit dans le service.

Aujourd’hui, la séance aura lieu un peu plus tôt. Je pense que je vais passer sous silence le fait que j’ai régulièrement de la fièvre le soir, et que j’ai saigné du nez, avec d’importants caillots. « Tout s’est bien passé hier soir, M. Macron ? « Euh, oui oui ! »

Vous connaissez l’adage du Dr House : « Tout le monde ment ! »

Ah tiens, on est mardi, et quand vient le mardi…

Publié par


Laisser un commentaire