Oui, oui, je sais : il est 4 h du matin et à cette heure-là les braves gens dorment. Je ne suis pas un « brave ». Bon, je vous explique le contexte : j’ai fait un rêve idiot ! J’en vois qui se disent « Oh, ce n’est pas nouveau ! » Sauf que là quand-même, j’ai fait fort.
Dans mon rêve, Michel arrive d’un magasin de bricolage. Jusqu’ici, ce n’est pas étrange parce que cela lui arrive régulièrement : soit il n’a pas les bonnes vis, soit la colle a séché, soit il ne retrouve plus les forets dont il a besoin pour attaquer le mur. Bref, il bricole. Quand je vais bien, je suis l’apprenti : « Passe-moi la pince ! » (Variante : l’agrafeuse, le « machin », la clé de 12). Bon, quand ça commence à devenir technique, la sueur ruisselle sur mon front et je me demande intérieurement ce qui peut distinguer une clé de 12 d’une de ses consœurs. Alors, avec beaucoup d’assurance, je tends une clé à pipe. Vous le voyez, nous avons une vie pleine de rebondissements, désolé de vous faire partager ainsi notre intimité. Comme vous l’avez deviné, souvent, il me dit « Non, c’est bon, repose-toi, va t’asseoir dans ton fauteuil ! » (Être malade donne droit à certains avantages, c’est indéniable).
Mais revenons au rêve. Il arrive tout content en me disant qu’il a fait une affaire et que du coup, il a commandé une certaine quantité de parquet en promotion. Je le félicite, mais, pris d’un doute subit dans mon rêve, je cherche à connaître la quantité : « J’ai pris tout le stock, ils m’ont fait un bon prix ! »
C’est à ce moment que le rêve glisse vers le cauchemar : je veux savoir combien exactement. Le chiffre tombe, et je me sens défaillir : « 55 palettes ! ». Là, je commence à grogner, je proteste, je trouve que ça fait un peu beaucoup ! « Et tu as l’intention de faire quoi, avec toutes ces palettes ? ». Il m’explique qu’il va poser du parquet dans la voiture (!). Cela finit par me réveiller totalement, je sais que j’ai grogné et gémi avant et qu’il m’a tenu gentiment la main. Bon, voilà, je suis réveillé maintenant ! 4 h du matin… Je pourrais m’occuper en passant l’aspirateur pendant que j’ai encore le droit d’y toucher, mais, sans trop savoir pourquoi, j’ai l’intuition que ce ne serait pas franchement une très bonne idée.
Alors je me fais mentalement le planning de ma journée (c’est un vieux reste d’activité professionnelle). Ce matin, je vais essayer de rassembler mes pauvres membres endoloris et de ne pas perdre trop de temps à traîner sur Internet. Cet après-midi, j’ai double vaccination grippe + COVID. Cela avait été programmé avant de savoir que la greffe aurait lieu fin novembre. J’ai réalisé ça hier : c’est un peu idiot désormais puisqu’ils vont me flinguer tous mes vaccins en détruisant ma pauvre vieille moelle osseuse. En revanche, certains virus endormis peuvent profiter de la situation « no globule » pour se réactiver. Il faudra que je passe à la pharmacie commander un médicament très cher pour contrecarrer une de ces saletés. Pfff, quelle journée en perspective !
Je vais continuer mon exploration matinale des dernières nouvelles du monde, je ne vais pas vous faire le coup de « Ce monde est cinglé ! » car c’est désormais une certitude. Un exemple : les bouquetins des Alpes commencent à vivre la nuit. Bah moi aussi, je suis proche du bouquetin des Alpes qui doivent être réveillés par leurs cauchemars. Autre nouvelle, catastrophique : les biscuits « Fingers » ont disparu des rayons. Vous n’en trouverez plus, la société qui les fabriquait ne veut pas dire pourquoi elle a arrêté la production.
Vous verrez, un jour, vous ne trouverez plus de fraises Tagada, et ce ne sera pas un cauchemar, mais la fin du monde. Si j’étais vous, je ferais rentrer des palettes entières de bonbons, 55 palettes me paraît être un bon chiffre !
Bonne journée tout le monde !
P.S : vous avez un petit cadre fait exprès pour me faire part de vos réactions, mon ami Valéry a mis le premier commentaire, faudra que j’imagine des récompenses virtuelles !


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