Scoop : J’aime pas trop ça !
Le 25 septembre, en début d’après-midi, j’ai mon premier rendez-vous avec Doc Sylvie. Michel m’accompagne, tout comme il m’avait accompagné lors de ma dernière visite avec Doc Jérôme. L’équipe de greffe a désormais la main et je serai suivi par cette hématologue, pas très grande, brune, avec des lunettes et un abord sympathique qui met à l’aise. Il y a aussi Nelly, l’infirmière coordinatrice de greffe (elles sont deux pour le service) qui assiste à la première partie de l’entretien et qui restera avec nous pour les aspects les plus pratiques. Elle prend des notes en attendant, en fonction des réponses que je donne à Doc Sylvie qui veut tout savoir sur moi !
Doc Sylvie développe tout le processus que Doc Jérôme nous avait présenté plus succinctement. C’est un peu une révision pour moi car j’ai eu le temps de me documenter abondamment. Je précise que je ne joue pas à me faire peur mais j’aime comprendre les mécanismes qui sont en jeu. Ce n’est pas simple et je ne prétends pas avoir assimilé toutes les questions possibles. Bref, nous abordons rapidement les sujets « sérieux », notamment les risques liés à cet acte qui sont nombreux et potentiellement létaux à chaque étape. C’est un peu un parcours Koh Lanta, il va falloir que mon système immunitaire se tienne à carreau et que mes organes tiennent bon. Je sais que tout peut se dégrader en quelques minutes, parfois le temps d’un aller-retour d’infirmier qui a oublié quelque chose et qui vous retrouve à son retour pris de tremblements avec une fièvre qui monte à vue d’œil. La surveillance est donc très importante et les nuits sont entrecoupées de réveils fréquents avec prises de température, tension etc. Ce ne sera pas une cure de repos.
Doc Sylvie me remet un document à signer pour mon consentement, je le rapporterai lors de ma première séance de Vidaza qui commence le mardi 15 octobre en hospitalisation de jour. Je suis dispensé de prise de sang car j’en ai effectué une la veille et j’ai apporté le résultat avec moi. Le médecin de service complète les informations déjà reçues et je reçois ma première double injection du produit « miracle ». Le Vidaza est du genre instable, il doit être préparé selon une procédure très stricte et gardé au froid. L’infirmière réchauffe les seringues avant l’injection sous-cutanée. C’est comme une Macarena et on change de localisation à chaque injection. L’infirmière me dit que, classiquement, on commence par les bras, puis le ventre, les flancs et enfin, les cuisses. Va pour les bras alors… Même pas mal, la piqûre est à peine désagréable, elle doit être effectuée lentement avec une position quasi horizontale de la seringue. Même pas mal pour le moment, car c’est après que les effets se font sentir et mes effets à moi seront spectaculaires, mais ça personne ne s’en doute et je ressors en fin de matinée, tout guilleret.
J’ai même déliré sur le tableau de bord qui règle la position du lit (j’adore jouer avec ça) et je me demande comment le petit bonhomme qui symbolise le patient parvient à tenir en lévitation, sans jamais toucher le lit. J’essaie, je n’y parviens pas !




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